
Les différents statuts possibles pour un plombier
Tous les plombiers n’ont pas le même statut. Il y a ceux qui préfèrent être des travailleurs indépendants ou entrepreneurs et d’autres qui sont des salariés dans des entreprises variées. Il faut noter que même ceux qui ont choisi de créer une entreprise spécialisée en plomberie peuvent avoir des statuts différents. Tout dépend de la forme juridique choisie lors de la création de la société. Il est alors nécessaire de plonger dans le sujet pour en savoir un peu plus. Voici justement des explications supplémentaires à ce propos.
Le plombier salarié
Ce statut est le plus simple, en quelque sorte, pour un plombier. Après avoir suivi un programme de plomberie auprès d’un établissement quelconque, il intègre une entreprise dans le secteur ou bien dans le domaine du bâtiment en général. Il devient donc employé de cette société. Il peut décrocher un contrat à durée déterminée (CDD) ou un contrat à durée indéterminée (CDI). Dans les deux cas, il peut toujours bénéficier de quelques avantages sociaux de la part de son employeur. Son salaire est fixe et il peut avoir des primes selon les conditions appliquées dans l’entreprise. En fonction de ses compétences et du type de formation plomberie qu’il a suivi, son poste peut évoluer et il peut devenir chef d’équipe par exemple.
Le plombier propriétaire d’une micro entreprise
Un plombier peut songer à créer une micro entreprise et devenir auto-entrepreneur. Ce statut est le moins cher dans le domaine de la création d’entreprise. Pour y parvenir, quelques critères sont à respecter à savoir le respect des seuils du chiffre d’affaires légaux, l’obtention du droit d’exercer une activité et l’âge légal pour devenir entrepreneur. Il est également nécessaire d’avoir au moins 3 années d’expérience dans le domaine de la plomberie.
Le plombier peut ensuite, créer son entreprise en ligne. Pour ce faire, il doit remplir une déclaration de début d’activité sur une plateforme dédiée.
Le plombier propriétaire d’une entreprise individuelle
Depuis la suppression de l’EIRL en 2022, c’est l’EI qui est devenue le statut unique des créateurs d’entreprise individuelle. Les réglementations en vigueur permettent l’entrepreneur individuel de séparer son patrimoine personnel et son patrimoine professionnel. Il n’a pas besoin de faire un dépôt de capital social. Il peut également entreprendre les démarches en ligne.
Toutefois, il faut réaliser un dépôt d’une déclaration d’affectation du patrimoine ou une déclaration d’insaisissabilité. Cela requiert les avis d’un professionnel en droit. L’entrepreneur doit alors passer par une plateforme juridique en ligne pour obtenir plus de conseils avant de créer son entreprise.
Le plombier propriétaire d’une société (EURL ou SASU)
La création de ce type d’entreprise est plus complexe que les précédentes. Il y a des procédures plus sévères à suivre. Pour mettre en place une EURL ou une SASU, il faut créer une entité économique appelée personne morale. Celle-ci préservera les biens personnels du dirigeant (ce qui n’est pas le cas d’une micro entreprise et d’une entreprise individuelle). Il est aussi obligatoire de faire un dépôt d’un capital social, de rédiger une publication d’une annonce légale et de rédiger un statut juridique. Tout l’ensemble du dossier doit être déposé auprès du CFE ou d’un greffe du tribunal de commerce.
Si le plombier n’a pas envie de réaliser lui-même toutes ces démarches, il a le droit de les confier à un expert. Ce dernier prendra en main tout l’intégralité du travail et l’entrepreneur n’aura qu’à signer les documents nécessaires. Il peut également aller sur une plateforme juridique en ligne. Dans tous les cas, il doit toujours préparer les frais relatifs à la constitution de son dossier. Toutefois, le prix peut varier de 150 euros à 2 000 euros en fonction de l’option choisie.